Historique
Pakistan : 2009
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Contexte et situation humanitaire
En mai 2009, l’armée pakistanaise
a lancé une offensive contre des groupes armés
fondamentalistes dans le district de la vallée de Swat,
dans la Province de la Frontière du nord-ouest. Cette
offensive a poussé entre 2,1 et 2,8 millions de personnes,
selon les Nations Unies, à fuir les combats, avec d’importants
besoins humanitaires.
Notre action
SOLIDARITES INTERNATIONAL a envoyé
une mission d’urgence en juin 2009, qui a identifié
des zones et des besoins prioritaires à couvrir, notamment
en matière d’hygiène et objets de première
nécessité. Notre équipe est intervenue
dans les districts de Swabi et deMardan en distribuant des
kits d’hygiène et des matelas à 300 familles
déplacées. Le retour d’une grande partie
des déplacés dans leurs foyers a amené
l’association à suspendre l’action de notre
mission d’urgence au Pakistan à l’été
2009.
Lire
le témoignage de Fazil Mohammad, qui a dû fuir
sa maison avec sa famille |
Pakistan : Hiver 2005/2006, le danger d'une
nouvelle crise humanitaire
L'action des organisations humanitaires a permis aux rescapés
du séisme de survivre, et pour beaucoup de se réinstaller
dans leurs villages, mais à l'approche de l'hiver, il faut
redoubler d'effort pour éviter une crise humanitaire.
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Grâce à l'aide internationale, l'hiver 2005 – 2006 a pu
être passé par les survivants du séisme
sans qu'une catastrophe humanitaire de grande ampleur se produise.
Près de 600.000 personnes ont été accueillies
dans des camps organisés (plus un certain nombre dans
de nombreux petits camps spontanés) et aucune épidémie,
type choléra, n'est apparue. L'action des organisations
humanitaires qui, comme SOLIDARITES, ont concentré
leur action dans ces camps sur l'accès à l'eau
potable et l'assainissement, a donc été déterminante.
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Puis l'heure du retour a sonné pour ces familles.
SOLIDARITES les aide maintenant sur leurs villages d'origine ,
en reconstruisant les infrastructures d'hygiène et d'accès
à l'eau potable qui ont disparu (les sources ont été
ensevelies, asséchées, ou ont bougé, et les
réseaux d'adduction sont détruits). L'enjeu est de
leur permettre de seréinstaller de manière viable
avant l'hiver prochain.
Mais cet hiver, de nombreuses familles risquent de redescendre
vers des sites et des camps de déplacés. En
effet, 1,8 million environ de personnes vivent toujours dans des
habitations de fortune, dont 400 000 dans des conditions considérées
comme particulièrement vulnérables au climat hivernal.
L'ONU estime que 66 000 familles, de 6 ou 7 personnes en moyenne,
pourraient passer l'hiver 2006 – 2007 sous des tentes, alors
que, d e décembre à février, les températures
diurnes devraient rester négatives, plus particulièrement
dans les zones montagneuses, où les températures nocturnes
pourront chuter jusqu'à - 15 degrés…
Il faut donc se tenir prêt à apporter une assistance
à ces personnes, là où elles se trouveront,
et notamment dans les camps qui les accueilleront. C'est l'objectif
de SOLIDARITES, qui prépare une assistance adaptée,
notamment en accès à l'eau et l'assainissement, sur
les camps de Mera, Batera et Muzaffarabad, cet hiver.
L'action de SOLIDARITES au Pakistan, que ce soit aux côtés
des familles de retour dans les villages de montagne, ou cet hiver
sur les sites accueillant des familles déplacés, reste
vitale.
Notre action au Pakistan :
Distribution de 224.000 litres d'eau potable par jour sur le camp
de Mera (qui a accueilli jusqu'à 16.000 personnes). Mise
en place d'un réseau d'eau pour 2.000 personnes sur un second
camp : Batera. Cette action d'accès à l'eau potable
dans les camps de Mera et Batera a été mise en œuvre
de façon intensive de fin novembre 2005 à juillet
2006. Une action de distribution résiduelle pour les quelques
familles résidant encore dans les camps subsiste.
Construction de latrines, douches et aires de lavage pour le linge
et promotion de l'hygiène sur les camps Mera et Batera. Nos
équipes ont distribué des « kits hygiène »
contenant savon, dentifrice, peignes anti-poux, etc. Une activité
de sensibilisation et vigilance à l'Hygiène subsiste
pour les quelques familles résidant encore dans ces camps.
SOLIDARITES, dans les villages des cantons de Besham et Allai,
prend en charge, en partenariat avec DFID (GB) et ECHO (Commission
Européenne), la réhabilitation de 97 réseaux
d'eau principaux et secondaires, et la construction de 1 200
latrines, au profit de plus de plus de 80 000 personnes. Enfin,
des formations à l'hygiène et des comités de
gestion de l'eau sont mis en place.
Les enjeux pour nos équipes un an après
le tremblement de terre au Pakistan :
Même si tout le monde s'accorde à reconnaître
l'efficacité de la réponse humanitaire au tremblement
de terre, la reconstruction constitue un défi à long
terme pour les autorités pakistanaises et leurs partenaires.
Il faudra encore des années pour le Pakistan se remette complètement
de cette catastrophe au vue des destructions causées par
le désastre.
Dans la vallée de l'Allaï où Solidarités
poursuit son action, 84% des maisons ont été entièrement
détruites par le tremblement de terre. A la veille du prochain
hiver, du fait des difficultés de la reconstruction dans
des zones difficilement accessibles, seulement 21% des familles
ont commencé à reconstruire et la plupart des gens
s'apprêtent à passer l'hiver sous des tentes ou des
abris de fortune. La capacité des populations à faire
face à des hivers rigoureux, qui sont récurrents dans
la région, a été entamée et les risques
sont importants de voir des familles redescendre dans les camps
l'hiver prochain. Du fait de la destruction des zones d'habitation,
plus de 35.000 personnes résident toujours dans les camps
et sont incapables de rentrer chez elles.
Dans ces conditions, Solidarités se prépare activement
à répondre à de nouveaux besoins dans les camps
et à soutenir les autorités locales afin de faire
face à des mouvements massifs.
mise à jour : août 2010 |